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Prendre soin de ce que nous possédons

Je lis un livre extrêmement intéressant de Bruno Latour, un philosophe français. Il explore la raison pour laquelle il est si difficile pour nous, pour nos sociétés, de changer notre approche sur la façon dont nous consommons… notre planète. Je dois admettre que le contenu de ce livre est intense et parfois difficile à suivre complètement. Mais il propose de nombreuses considérations qui me fascinent et m’inspirent. J’aimerais partager l’une d’entre elles avec toi.

Le point de Bruno Latour que je voudrais partager avec toi concerne le double lien que nous avons développé avec le monde matériel.
D’une part, nous méprisons la matérialité en ne lui accordant pas beaucoup d’attention : elle est interchangeable, pas animée, sans âme.
D’autre part, nous attendons d’elle de nous apporter satisfaction et bonheur.

Je pense que maintenant que nous entrons dans la période d’avant Noël, il devient plus facile d’observer ce double lien. Nous savons que Noël a tendance à être basé sur la consommation. La matérialité est constamment à l’honneur. Pendant ce temps, notre attention est encore plus « spammée ». Il devient difficile de résister à la tentation d’acheter pour soi ou pour faire plaisir aux autres.
Et il n’y a rien de mal à cela : à part le fait que nous avons besoin d’un certain niveau de matérialité pour que nos besoins de survie soient satisfaits et que nous nous sentions en sécurité, obtenir quelque chose de nouveau provoque des émotions positives.
Mais ces émotions positives, en général, ne restent pas longtemps. De plus, nous finissons par consacrer du temps, de l’énergie et de l’argent à la gestion de ce que nous possédons. Et nous avons probablement déjà tout ce dont nous avons besoin.

Nous finissons par rechercher des récompenses à court terme qui nous poussent à rechercher les prochaines récompenses à court terme. Nous finissons par posséder et gaspiller trop. Cette spirale de consommation et d’inattention est le double lien que nous avons développé.
Bruno Latour propose, afin de sortir de ce double lien, de développer une plus grande attention à la matérialité. De cesser d’être négligents envers nos biens.

Parce que posséder plus de choses ne signifie pas automatiquement être satisfait et heureux. Posséder plus de choses nous pousse à être moins attentifs à notre objectif à long terme et à négliger nos besoins fondamentaux.

Le contraire de négligence est prêter soin, être attentif et faire attention.

Comment pouvons-nous nourrir cela ? J’aimerais te suggérer de prendre le temps de réfléchir à cette question : Comment gère-toi ce que tu possèdes ? Comment le valoriser, l’intégrer ou l’utiliser ? Ou finis-tu par jeter ou oublier tes biens ?

Depuis un an, l’un de mes entraînements personnels a été de réduire au maximum l’utilisation du plastique et de valoriser ce que j’ai à la maison (porter, recycler, utiliser, créer). Je continuerai à le faire aussi en 2019 !

Si tu souhaites développer une plus grande conscience vers la matérialité et, plus important encore, la valoriser, envisage un processus intensif avec moi les 2., 3. et 4. Janvier 2019.

Photo de Michelle Sabatini, Irlande

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